Punk ?

En Angleterre ,les jeunes en avaient assez :

punk17.jpg Assez de leur condition quelques livres sterling seulement ,ils acceptérent les besognes les plus basses et les plus malaisées.

Pour eux l’espoir d’un avenir meilleur n’éxistait plus. No Future ! (pas d’avenir) ou Destroy ! (détruis), telles furent les devises des punks qui ,en 1977-1978,donnèrent la note dominante en Angleterre. Cette fois ci, il ne leur suffisait plus de hurler leur trop plein d’énergie ou de se défouler sur leur instruments ; c’est un sérieux

Sanglant au sens propre du terme. Tout ce qui était beau ou harmonieux fut prohibé. De toute façon,le monde était pourri. On déchira ses vêtement, qu’on attacha ensuite avec des épingles a nourrices (l’épingle a nourrice et la lame de rasoir devenant tout simplement les symboles du mouvement punk) Les jeunes réagissaient cette fois en éxtremistes, et le sang coula abondamment. Tout d’un coup, les groupes punk poussèrent comme des champignons,

Mais on ne recherchait plus la perfection musicale, seul l’énergie comptait.

Punk est un mot américain qui signifie : moche, minable. Il représentait l’état d’esprit nihiliste De toute une génération pour qui le monde n’avait plus d’avenir. Jamais un groupe n’entra aussi vite dans les affaires que les Sex Pistols. S’il arrivait qu’un disque ne se vende pas ou soit interdit A cause d’un texte trop frondeur, cela devenait un bon argument publicitaire.

Malgré L’interdiction de donner des spectacles, les Sex Pistols était le groupe de punk le plus populaire. Les journaux regorgeaient d’articles sur ce groupe et leur chanteur Johny Rotten surnommé « le monstre aux lèvres écumantes ».Mais bientôt le groupe se dispersa, et le mouvement Punk s’essouffla.

 

http://www.dailymotion.com/video/k57LryskBzHtMz89zG
Le Punk en France:

bolvqritwww.beruriernoir.fr.jpgLes tous premiers punk français furent Metal Urbain,les Olivieinstein ou Starshooter mais le punk en france se popularisera plus tard grace a la vague « alternative ».Les Beruriers Noirs,Ludwig von 88,Gogol 1er, la mano Negra seront les fers de lances du mouvement punk Français alternatif,ils auront une image plus positiviste,moins « no future »,ce qui leur empechera de tomber dans la carricature(malgré la parodie des inconnus,la mano verda^^).Les Ludwig von 88 chantaient des paroles completement debile,les Beruriers Noirs etaient ultra engagé,et Gogol 1er marqua l’histoire(presque!) avec son celebre titre « J’encule ».Le punk Français etait totalement contre la musique commerciale et toutes les majors et preferaient le coté fetards et cirque plutot qu’a la violence et le « no futur » des Punk Anglais.

 

 

 

 

 

punkbyalvorada.jpgL’idée principale derrière le mouvement punk est la liberté de penser, ou penser pour soi-même. La conformité serait vue comme dangereuse parce que c’est une méthode d’aliénation de la pensée, qui cacherait aux gens la véritable nature de la société et forcerait les gens à obéir aux désirs de ceux qui ont le pouvoir, qui contrôleraient les mouvements populaires et/ou gouvernementaux. Certains considèrent qu’une personne s’habillant comme un punk et écoutant du punk, serait simplement conforme aux codes du mouvement punk sans en être un vraiment, car le punk serait avant tout un état d’esprit. L’idéologie punk s’oppose généralement à la société de consommation , privilégiant le DO IT YOURSELF.

Au-delà d’une simple volonté de récupération, le mouvement Do It Yourself se voit comme une alternative politique en opposition au monde d’ultra consommation dans lequel il baigne. Ses membres sont ainsi souvent liés à l’anarchie et aux mouvements squat et punk. Le besoin de créer, d’avoir une certaine indépendance par rapport à l’industrie et aux grands groupes commerciaux, de retrouver un savoir-faire abandonné; les pousse à trouver des solutions pour faire le maximum de choses par eux-même, en opposition à la marchandisation dominante, tout en recherchant la gratuité ou les prix faibles. On considère souvent les punks comme les héritiers du cynisme diogénien.

bepunkbymadmiho.jpgLes cyniques plaçaient comme valeur première l’auto-suffisance, c’est-à-dire le fait de savoir se contenter du minimum sans accorder d’importances aux luxes superflus. On retrouve ce principe dans l’idéal d’autogestion des punks. Un autre point commun est l’aspect populaire de ces deux courants. Le cynisme était considéré comme «la voie la plus courte vers la philosophie», parce qu’il était censé permettre de devenir sage sans passer par de longues études à l’académie, au portique, au lycée ou autre. De la même manière, le mouvement punk (souvent porté par des fils de la bourgeoisie qui ont etudié dans les écoles d’art anglaises) s’appuie peu à peu avec la multiplication spontanée des groupes ,sur une base populaire, à commencer par les milieux ouvriers, et propose un mode de vie se voulant cohérent sans requérir des dispositions intellectuelles élevées. Le punk reprend aussi certains aspects de la philosophie de Nietzsche, méprisant les conventions sociales, l’ordre établi, la hiérarchie, ironisant sur la valeur de la vie sans avenir (le punk a eté appelé « Dole queue rock =rock des files d’attentes de chomeurs)l ou par la suite sur l’état désastreux du monde.

 

614pxbatcavegirl.jpgLa symbolique visuelle comporte souvent des images associées à la mort, à la violence, à la destruction : en vérité, les punks ne sont pas tournés vers le morbide pour lui-même.Le punk trouve le recul nécessaire à ne pas percevoir la mort comme un désir, mais comme un sujet de rire. Ce n’est donc pas une symbolique de mort mais une symbolique de néant qui est construite, la mort étant l’image suprême du néant pour l’humain. Le punk se construisant le plus souvent en dehors de la religion ou faisant lui-même office de religion, la mort est perçue comme inconnue, étrangère à l’humain, sa représentation dans l’art punk est le signe d’un amusement face à la mort.

 

 

 

ici autres infos audio sur ce qu’est le punk !!!

 

Lu ici « Le titre de ce bouquin d’un peu plus de 200 pages pourrait surprendre voire carrément rendre très méfiant arton2038.jpg(encore un bouquin qui sort tous les clichés sur les punks, sur le punk, avec une bonne sauce des mythifiés et starifiés Sex Pistols…). Mais non ! C’est tout le contraire, et le sous titre que donne Craig O’Hara à son étude est plutôt rassurant après le titre ambigü : il s’agit d’une « Histoire d’une révolte culturelle ». Le but du jeu pour l’auteur est non seulement de démonter la vision du punk que propose les médias traditionnels, mais aussi de comprendre la particularité de cette scène qui est la seule à méler aussi radicalement politique et culturel.

A partir du décorticage de différents grands fanzines punk américains (le fameux « Maximum Rock’n'Roll« , « Flipside« , ou encore l’anarcho-punk « Profane Existence« …) et de textes de nombreux groupes, O’Hara livre une étude sociologique approfondie des valeurs punks et de la manière dont le punk considère le monde conventionnel. Pour cela, et après avoir retracer le contexte socio-historique du mouvement, il aborde différentes thématiques/questions : Comment la tv, les magazines et les mass-médias ont fait leur possible pour apprivoiser la bête ; les questions des skinheads et du mouvement straight edge ; le média « fanzine » et le DIY (Do It Yourself) ; et enfin les thèmes chers au mouvement punk, l’anarchisme, l’anti-sexisme et l’écologie radicale.

Craig O’Hara réussit à ne pas tomber dans le piège de la sanctification du punk en décrivant les erreurs, limites et récupérations du mouvement. Mais il parvient aussi à donner, par son étude, du poids à la thèse qu’il défend : le mouvement punk est une contre-culture solide dans le sens qu’il représente une véritable force politique (alternative et radicale, bien sûr ! !), un véritable mode de vie, une véritable philosophie…

L’édition française du livre de CRAIG O’HARA ‘LA PHILOSOPHIE DU PUNK 224 pages - ceux qui ont du mal avec la langue de Shakespeare vont être ravis car il est tout en français… SOMMAIRE : – avant-propos du traducteur – introduction de Marc Bayard – préface de l’auteur – raison d’être du mouvement punk – mauvaise représentation médiatique – skinheads et racisme – activité interne de communication – anarchisme – complexes des genres – environnementalisme et préoccupation écologique – sraight edge – diy – bibliographie – supplément: sur les traces de l’exagone du traducteur – /états des lieux de Florent Mercier (Zoop!)

 

4éme de couverture :

« Cette étude n’a pas été écrite uniquement pour le fana de musique, mais aussi pour les lecteurs qui s’intéressent à différentes philosophies politiques et sociales. ‘La musique rock est devenue, au même titre que n’importe quel produit culturel grand public, une musique promue et sous-traitée par des géants institutionnels, un hédonisme rituel et superficiel.’ Le mouvement punk rock, ou simplement punk, même s’il n’y a pas non plus complètement échappé, fait figure d’exception à la politiqueplaygroundpunkbygirltripped.jpg de récupération et de marchandisage du rock’n'roll traditionnel. Il est important de préciser que je vais traiter des idées et non des styles musicaux spécifiques, qui sont nombreux. Je laisserai ça aux critiques. À ma connaissance, c’est le seul travail de la sorte existant. De nombreux livres traitant du mouvement de la fin des années soixante-dix ont été écrits, mais ils sont démodés pour la plupart, et relativement obsolètes. Très peu ont tenté de saisir la philosophie des scènes punks internationales toujours changeantes. Je pense que participer à ce mouvement est une manière très efficace et amusante d’en apprendre sur la politique, comment changer les choses (si possible), et de s’essayer à l’individualisme et à la non-conformité d’une manière positive pour tout un chacun. Les punks ont progressé et mûri dans leur philosophie depuis les débuts du mouvement. Je ne vais pas tenter de présenter un historique, mais d’informer sur une philosophie grandissante et changeante.’ (CRAIG O’HARA) ** ‘Globalement, il s’agit d’une étude très approfondie des valeurs punks, et de la manière dont le punk considère le monde conventionnel. Je pense que c’est un excellent ouvrage pour de comprendre ce qu’il représente, et tout spécialement les idéaux des plus nobles qu’il espérait atteindre.’ (MAXIMUM ROCK’N'ROLL) ** ‘Je peux tout à fait recommander ce livre aux jeunes punks en quête d’un peu d’histoire, ou aux anciens qui voudront probablement se le procurer rien que pour les chouettes photos. Un impressionnant volume que beaucoup trouveront à la fois indispensable et distrayant.’ (FACTSHEET FIVE)

 

Voici la conclusion du manifeste punk écrit par Greg Graffin, chanteur du groupe Bad Religion, dans le but de « dévaluer les caractéristiques de mode, d’amabilité et d’impulsivité que les gens attribuent au punk ».

LE PUNK EST : l’expression personnelle de notre caractère unique qui vient des expériences acquises en grandissant en accord avec notre capacité humaine à raisonner et à poser des questions.

LE PUNK EST : un mouvement qui sert à réfuter les attitudes sociales perpétuées à travers l’ignorance délibérée de la nature humaine.

LE PUNK EST : un procédé d’interrogation et d’engagement pour la connaissance résultant dans le progrès par soi, et qui par extrapolation, peut mener à un progrès social.

LE PUNK EST : une croyance que le monde est ce que nous en faisons, la vérité vient de notre compréhension de ce que les choses sont, non pas de l’adhésion aveugle aux prescriptions des choses qui devraient être.

LE PUNK EST : la lutte constante contre la peur des répercussions sociales.

Pour ceux qui voudraient en savoir plus, voici un lien vers la traduction complète du manifeste :
http://www.20six.fr/Clash/archive/2005/01/20/170b2xk01dvs2.htm (environ 10 minutes de lecture)

Pour la version originale c’est ici :
http://www.badreligion.com/news/essays.php?id=5 

 

http://www.dailymotion.com/video/k7qi5ylsdBf2nR9NzR

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